1er bilan et analyse à froid

De retour de quelques jours de repos après un début de saison très dense, il est temps de dresser un bilan de cette première partie de saison, d’identifier les points forts et les axes d’amélioration avec un double but : se fixer les bons objectifs pour la Transat Jacques Vabre et mettre en place la bonne feuille de route pour la dernière ligne droite !

On commence par les chiffres :

8 : Après 3 courses sur 4, le class40 Avanade est 8ème du championnat de France sur 43 participants ! Je ne peux qu’être ultra méga archi satisfait de ce classement qui est le meilleur depuis ma première participation en 2017.

4 100 : ces 3 courses qui se sont étalées de Mai à Août m’ont fait parcourir 4 100milles nautiques (soit 7 500km) en route direct (et donc bien plus en réalité) en près de 23 jours de courses du nord de l’Irlande à l’ouest des Açores. Plus que la fatigue je retiens les images, les lumières et les paysages qu’on a traversés. Ces couchés de soleil qui réchauffent le coeur ou les dauphins qui viennent accompagner une réparation à l’avant du bateau sont des souvenirs qui vont rester longtemps et qui donnent envie de repartir au plus vite.

98 : c’est le numéro de mon bateau . Je l’adore ce bateau. Quand je sens qu’il fait sa tête de mule à refuser d’aller à la vitesse qu’il faut, j’ai l’impression qu’il ne m’aime pas autant que moi mais quand le vent monte et qu’il continue de carburer sans broncher, là je sens qu’on est copain. Au cours de cette saison, il a encore sacrément fait le taf parce qu’il date de 2010 le petit père ! Les 8 bateaux derrière lui au classement sont plus récents et certains datent de 2018 !

1 000 : c’est le nombre de collaborateurs Avanade France qui m’ont soutenu tout au long de la saison en venant aux départs et arrivés des courses pour m’encourager, en prenant de leur temps perso pour bosser sur des sujets innovants et m’apporter leur expertise afin de m’aider à dans ma préparation, en m’envoyant des messages pour me filer le coup de boost et la niaque qu’il faut juste avant de prendre la mer. J’ai beaucoup de chance d’être soutenu par une entreprise comme Avanade !

Alors maintenant qu’est ce qu’on fait de ces chiffres et qu’est ce qu’on se dit pour la suite ?

Ma place au championnat de France n’est pas un hasard ni un coup de chance. Elle vient récompenser une préparation sérieuse et poussée l’hiver dernier qui nous a permis de terminer toutes les courses auxquelles nous avons participées, un engagement très fort du début à la fin de chaque course en poussant le bateau et les bonhommes aux plus proches de leurs limites et enfin une collaboration fructueuse et riche d’enseignements avec Jules Bonnier mon co-skipper sur 2 des 3 courses et sur la prochaine transat Jacques Vabre !

Du coup qu’est ce qu’on se donne comme objectif pour la transat Jacques Vabre dont le départ sera donné le 7 novembre prochain du Havre et à destination de la Martinique ? Au total, nous serons 49 bateaux au départ et tout le gratin sera présent. Malgré l’âge de notre fidèle 98, une première moitié du classement est un objectif ambitieux mais atteignable ! C’est lo’bjectif officiel mais pour l’atteindre il va falloir tirer sur le bateau sans casser ce qui nous amène au programme des mois de septembre et octobre.

Qu’est ce qu’on met en place pour atteindre cet objectif ?

On commence par prendre soin du bateau. On vérifie, on fiabilise et on change tout ce ce qui doit être changé, notamment les haubans qui tiennent le mat et un certains nombre de cordages qui vont être mis à rude épreuve pendant la course. J’ai comme objectif de m’impliquer au maximum dans ce chantier pour progresser techniquement et connaitre encore un peu mieux mon bateau. Si tout se passe comme prévu, le bateau pourra être remis à l’eau fin septembre pour attaquer les entraînements : speedtests, manœuvres dans du vent soutenu etc…On révise une dernière fois les gammes avant de prendre la direction du Havre et être à bon port pour l’ouverture du village le 29 octobre prochain.

Dire qu’on est large serait un peu exagéré c’est vrai mais dire que j’ai sacrément hâte d’y être est bien bien en dessous de ma véritable impatience de couper cette ligne de départ et de partir traverser l’atlantique à la voile !!!

A très vite !

LE COMPTE A REBOURS EST LANCE

LE COMPTE A REBOURS EST LANCE

Oh oui le compte à rebours est lancé avant le début de la nouvelle saison et il n’y aura rien de trop des 88 jours restants avant l’Armen Race, 1ère course de mon programme le 13 mai prochain. Mise à l’eau du bateau à Lorient, 1ère toilette après de longs mois sans activité, vérifications moteur, installation des voiles et hop, direction Concarneau et l’écurie de course au large de Roland Jourdain et Sophie Vercelletto, Kaïros Saling.

Une fois arrivé, on redéfait tout : on dégrée les voiles, on enlève le mat, on vide le bateau et direction le grand hangar pour un chantier d’environ 1 mois avec au programme :

  • Nouvelle carène : ponçage, nouvelle étanchéité et nouvel antifouling avec comme objectif un maximum de glisse une fois dans l’eau.
  • Vérification de l’accastillage : on démonte, on nettoie, on graisse, on huile.
  • Vérification du mat et du gréement. Ce n’est pas souvent que le mat est l’horizontal donc on en profite pour le faire examiner par un expert.  
  • Installation d’un nouveau système de pompage imposé par les règles de course au large pour toujours plus de sécurité.
  • Refonte du système électrique avec l’installation de nouvelles batteries et d’un nouveau circuit
  • Et 1 000 petits détails à régler.

Quel chance d’être accompagné par une équipe d’experts comme Kaïros qui me guident dans mes choix, m’accompagnent dans la mise en œuvre de chaque travaux et me mettent dans les meilleurs conditions de réussite. C’est un immense pas en avant dans la qualité de ma préparation par rapport à la saison 2018. On mesurera les progrès une fois sur l’eau et surtout après les premières courses mais cette organisation me permet de laisser plus de place à l’excitation qu’à l’anxiété que peut générer cette phase de préparation.

Dans le TGV qui me ramène à Paris, je peux donc prendre le temps de rêver aux premiers bords, au 1er envoi de spi et cette indescriptible sensation de glisse sur l’eau qui s’en suit.

BREF JE SUIS LARGE !!!